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                                                                                                                                                                  Dans le labyrinthe on ne se perd pas                                                                                                                                                                                                                                                     Dans le labyrinthe on se trouve
                                                                                                                                        Dans le labyrinthe on n’y rencontre pas le Minotaure
                                                                                                                                                          Dans le labyrinthe on se trouve soi-même
                                                                                                                                                                                                    Herrmann Kern
Labyrinthe
Mercredi 16 mars 2011, 19h00
Centre Dürrenmatt, Neuchâtel

FILM DE CHARLOTTE KERR            La dramaturgie du Labyrinthe

Aureliano CATTANEO                    Minautaurus, Dreaming (2002)
Textes de Eduardo Sanguinetti et Friedrich Dürrenmatt,
pour soprano, contre-ténor et deux groupes instrumentaux

Soprano Jeannine HIRZEL           Contre-ténor Daniel GLOGER           Direction Pierre-Alain MONOT

NOUVEL ENSEMBLE CONTEMPORAIN / NEC
Flûte Dimitri VECHI                          Flûte baroque/piccolo Valérie WINTELER           Clarinette Pierre-André TAILLARD           Basson/contrebasson Jeanne SIFFERLE
Trompette Alain BERTHOLET           Violon Jonas GRENIER                                          Alto Marie SCHWAB                                 Violoncelle Esther MONNAT           
Piano à queue Iris HAEFELY             Piano de salon Daniele PINTAUDI                         Accordéon Sylvain TISSOT

Le NEC décline une nouvelle fois le thème du Minotaure et du labyrinthe, mais cette fois sous
l’éclairage du jeune compositeur Aureliano Cattaneo. L’oeuvre a été directement suscitée par la
rencontre du vieux poète et du jeune homme, à l’occasion de lecture données par Sanguineti à
Madrid. L’oeuvre se réclame du théâtre musical et des séquences d’images animées soutiennent
l’action, en exposant l’histoire du Minotaure à l’envers.

Quarante ans après sa collaboration avec Berio, vingt ans après les explorations en compagnie
de Globokar, Sanguineti a renouvelé sa confrontation avec le thème du labyrinthe, et le défi a
été relevé avec grandeur par Cattaneo.

Le film tourné sous la direction de Charlotte Kerr retrace l’esprit de Dürrenmatt, relaie des traits
de caractère de l’écrivain, et surtout le laisse parler, de lui, des autres, de ses personnages…

LE NOUVEL ENSEMBLE CONTEMPORAIN / LE NEC // www.lenec.ch

Dialogue de Minotaure

Qui frappe?
Frappe-t-on vraiment à la porte du labyrinthe?
Y a-t-il une entrée, une sortie de secours, une sortie tout cours… Heu… Qui vient?
Les écrivains, un Suisse, un Italien, de Gênes.
Ça vous gêne?
Non, un écrivain Edoarado Sanguineti qui connait la musique de Berio.
On jouera Berio? Non pas cette fois, mais Aureliano Cattaneo un jeune compositeur qui vit à
Madrid et compose un théâtre imaginaire qui se fond et se dispute avec l’esprit du lieu.
Le Centre… Oui, le centre comment déjà… Le centre là haut dans le vallon, le… Oui, là où la
littérature fait musique, la musique se peint et la peinture se joue, et les images parlent, et les
corneilles… Et quoi encore?
Non, mais… Récapitulez! Qui joue, où, on aura le droit d’entendre quoi?
Un piano droit désaccordé, comme un vieux piano.
Et quoi encore?
Un orchestre, le Nouvel Ensemble Contemporain jouant frontalement et un préambule à un opéra
de chambre.
Et qui dessinera? Quelqu’un dessinera des zones sombres et des zones sonores.
Oui Friedrich Dürrenmat lui-même filmé par Charlotte Kerr Dürrenmatt dans «Portrait d’une planète ».
Il n’y aura pas de costume, pas de lumière, mais du son…
Et on pensera aussi aux rêves du Minotaure et…
Et au mythe comme code génétique… C’est une parole de Pierre-Alain Monot, à la baguette.
Une baguette pour éclairer un labyrinthe, oui et des voix une soprano, un contre ténor. Et le
Nouvel Ensemble Contemporain…
Oui…
Et c’est quand?

16 mars à 19h00
Centre Dürrenmatt            Neuchâtel.


Vous êtes précis enfin…
Vous serez là?
Oui, et en attendant vous lisez quoi? Ça vous regarde?
Juste pour patienter jusqu’au 16 mars, faites un effort, sortez une phrase toute faite, un alibi…
Je vous propose «labyrinthe crépusculaire, pareil à ces labyrinthes des peintres symboliques, et
aussi fièvre et quête de l’issue, et parfois chant ou hurlement de cygne, et surtout courage d’un
écrivain qui recueille et catalogue des enfers de poche, ou des enfers invisibles», écrit Roberto
Bolaño dans «Entre parenthèses».
Vous voulez dire que vous avez exprimé tout cela entre parenthèses?
Elles s’imposent parfois!
(…)
                                                                                                                                  Alexandre Caldara


BIOGRAPHIES
Le Nouvel Ensemble Contemporain (NEC) a été créé en 1995. Les buts et les aspirations qui
ont conduit à sa création demeurent au centre de sa démarche qui veut faire apprécier et connaître
la musique des grands compositeurs des 20e et 21e siècles et favoriser l’éclosion de
nouvelles oeuvres et de jeunes talents, lancer des passerelles entre différents modes d’expression
et surtout réunir un public aspirant à la pluralité des formes de la musique.
Établi à La Chaux-de-Fonds, l’ensemble participe à la réputation et à l’essor culturel d’une ville
connue pour ses richesses architecturales, son plan urbain, sa dynamique culturelle. Loin des
grands centres, les activités artistiques de La Chaux-de-Fonds ne suscitent pas toujours une
attention immédiate, mais le moment vient où cette alchimie prend, justifiant les moyens mis en
oeuvre attestant de la valeur de la démarche. Il en va ainsi pour le NEC, qui n’a cessé de gagner
en reconnaissance depuis sa création et qui a su s’attacher un public passionné et curieux, toujours
plus nombreux.
Le NEC est présent sur la scène internationale par sa participation à plusieurs festivals, notamment
en Chine et en France. Ces tournées confortent l’ensemble dans son rôle d’ambassadeur
de la musique nouvelle et témoignent de la vivacité des institutions musicales en Suisse. Dans
notre pays, le NEC s’est fait entendre à Bâle, Genève, Lausanne, Neuchâtel, Bienne, Berne, Zurich,
Schaffhouse, Winterthour et Saint-Gall. Il a régulièrement été l’hôte du Festival des Jardins
Musicaux et a participé à trois reprises à la Schubertiade d’Espace 2. Avec le NEC et les Concerts
de Musique contemporaine (CMC), cette chaîne s’implique dans la promotion et l’organisation
du festival international de musique contemporaine Les Amplitudes qui accueillera en
2011 la compositrice Rebecca Saunders.
Le NEC est régulièrement enregistré et diffusé sur les ondes de Radio Suisse romande Espace
2, de la radio suisse-alémanique DRS 2, de France Musique et des chaînes culturelles allemandes.

Pierre-Alain Monot a choisi de jalonner son parcours de chef d’orchestre en illustrant la diversité
du répertoire du 20ème siècle et les premiers frémissements du nouveau siècle. Il a pu travailler
et créer des oeuvres de Pousseur, Sciarrino, Aperghis, Ferrari ou encore Rudolf Kelterborn
en leur présence. Cette passion pour la musique moderne n’exclut pas des pages de Mozart,
Beethoven ou Schubert, ou encore Debussy, Mahler ou Zemlinski.
Sa pratique de la direction d’orchestre s’est développée entre autre grâce à l’impulsion décisive
de David Zinman. Directeur artistique du NEC depuis 1995, il a dirigé le Tonhalle-Orchester de
Zürich, le Musikkollegium de Winterthour l’Orchestre symphonique de Bienne, le Sinfonietta de
Lausanne, l’Ensemble symphonique de Neuchâtel, l’Orchestre des Jeunesses musicales suisses,
l’Ensemble Bern Modern, le TaG Ensemble, l’Ensemble Arc-en-ciel, l’Ensemble Ö!, l’Ensemble
Sonemus de Sarajevo, l’Ensemble Boswil, opera nova Zürich, le groupe de percussion
Usinesonore et prochainement l’Ensemble Contemporain de Montréal et l’Ensemble HELIX.
Parmi ses préoccupations, les projets pédagogiques tentant de mettre en contact un nouveau
public avec la musique contemporaine tiennent une place importante dans son activité.

AurelIano Cattaneo
est né en Italie en 1974. Il étudie le piano et la composition, à Piacenza et
Milan. Il suit des cours de maîtres auprès de Gérard Grisey et Mauricio Sotelo. Il est lauréat du
14e séminaire international de composition de Boswil en 2001 et finaliste de la «Gaudeamus
music week» (Amsterdam) en 2004.
En 2003, il est sélectionné par le comité de lecture de l’IRCAM/Ensemble Intercontemporain et il
obtient la même faveur en 2005 à l’Académie des Arts de Berlin. Ses oeuvres ont été jouées
dans les grand rendez-vous de la musique d’aujourd’hui comme Donaueschinger Musiktage,
Münchener Biennale, Wittener Tage für neue Kammermusik, Festival Musica Strasbourg, Wien
Modern, Europäischer Musikmonat Basel, Festival de Santander, Amsterdam - Gaudeamus,
Paris - Centre Pompidou, Vienne – Konzerthaus, Berlin - Konzerthaus, Munich – Gasteig, New
York, Madrid, Londres, Barcelone, Rome, Milan, Stuttgart, Saarbrücken, Dublin, Helsinki, Boston
ou encore Mexico.
Les orchestres et ensembles comme les SWR Sinfonie Orchester, Klangforum Wien, Ensemble
Intercon- temporain, Ensemble 2e2m, Nieuw Ensemble, Neue Vocalsolisten Stuttgart, Ensemble
TrioLog, Alter Ego, KNM Berlin, Espai Sonor, Trio Arbos, ont interprété ses oeuvres sous la direction
de chefs comme Emilio Pomarico, Sylvain Cambreling, Susanna Mälkki, Beat Furrer, Jean
Deroyer, Lucas Vis, Johannes Kalitzke, Pierre Roullier, Peter Hirsch ou encore Voro Garcia.
Sa première pièce orchestrale, un concerto pour violon, a été créée au Konzerthaus de Berlin
par Viviane Hagner sous la direction de Lothar Zagrosek. Son opéra de chambre «la philosophie
dans le labyrinthe», écrit en collaboration avec Eduardo Sanguinetti, a été créé en 2006 lors de
la 10e Biennale de Munich. Il a reçu des commandes de Klangforum Wien, de l’Ensemble Intercontemporain,
de la radiodiffusion du Saarlandi, du SWR, du Bayerische Staatsoperde l’Auditorio
Nacional Madrid, du Festival Musica Strasbourg, du Ministère français de la Culture, parmi
bien d’autres. Aureliano Cattaneo vit et travaille à Madrid.

Charlotte Kerr Dürrenmatt
a oeuvré comme régisseure, productrice de film, actrice, auteure et
journaliste. En 1983, elle rencontre Friedrich Dürrenmatt à Munich chez un ami commun, Maximilian
Schell. Elle propose à Dürrenmattt de réaliser son portrait cinématographique, Elle réalise
alors «Portrait d’une Planète», documentaire unique sur l’auteur qui se révèle à la fois comme
personnage et comme artiste. Dürrenmatt et Charlotte Kerr se marient en 1984. Charlotte Kerr
Dürrenmatt partagera la vie de l’auteur et collaborera activement à ses projets jusqu’au décès
de celui-ci en décembre 1990.
Jeannine Hirzel est à l’aise dans plusieurs disciplines, en Lied avec piano ou avec orchestre,
dans des oeuvres de concert et à l’opéra. Parmi les grands moments de sa jeune carrière, on
citera deux concerts dans la série très renommée «Freunde des Liedes» à Zurich avec les pianistes
Edward Rushton et Peter Baur, dans le Chant de la Terre de Mahler au «Young Artists in
Concert» de Davos avec Heinz Holliger et le ténor J. Kaufmann. Avec Pierre-Alain Monot et l’ensemble
Sonemus, elle a présenté à Sarajevo la première bosniaque du Pierrot Lunaire de
Schönberg.

Daniel Gloger est un des contre-ténors les plus polyvalents de notre temps. Né à Stuttgart, il
reçoit dans cette ville ses premiers rudiments musicaux dans le Stuttgarter Hymnus-Chorknaben.
Il reçoit le premier prix au prestigieux concours allemand «Jugend musiziert» en 1993 et
1995. Ses apparitions dans tous les répertoires (Stradella, Battista, Vivaldi, Holliger, Poppe,
Haas...) le portent sur les grandes scènes du monde (Salzburg, Paris, Madrid, Venise, Linz...).
Avec le NEC Daniel Gloger a déjà chanté Beiseit de Heinz Holliger au Centre Dürrenmatt, et a
également participé au Festival les Amplitudes.


                                                                                         Prochain concert
Malentendu
Jeudi 17 mars 2011, 20h30
Théâtre du Casino, Le Locle

NOUVEL ENSEMBLE CONTEMPORAIN / NEC

Olivier Gabus

Un spectacle pour les arabes, les sourds et les suisses

Funambule qui vit et travaille à mille mètres d’altitude, comédien et compositeur, Olivier Gabus
signe la nouvelle création du théâtre du Casino. Pour cette première, il choisit de s’entourer de 2
sourds, d’une Algérienne, de la danseuse Catherine Dethy, de 5 musiciens du NEC et de Stéphane
Gattoni pour les mettre en lumière.
11 personnes ne parlant pas tous la même langue. Des invités curieux, à l’image de ce spectacle
musical, théâtral, dansé, parlé et signé. Une composition pour le Nouvel Ensemble Contemporain,
basée sur le rythme des langages. Un espace pour laisser à chacun l’occasion d’apprécier
aussi ce qu’il ne comprend pas. Une mosaïque instinctive qui joue de nos différences avec
humour, de nos faiblesses avec légèreté.


RESERVATIONS
Centre Dürrenmatt Neuchâtel
                                                       032 720 20 60
                                                       www.cdn.ch
Tarifs :
Plein : 25.- / Membres Soutien NEC : 20.- / Réduit: 20.-
Théâtre du Casino
Croisitour - Le Locle 032 931 53 31
                                                       www.grange-casino.ch

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Dernière mise à jour: 2 mars, 2011